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Libération

Corruption présumée à la banque centrale japonaise. Un responsable a été mis en garde à vue.

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Publié le 13/03/1998 à 22h49

Tokyo, de notre correspondante.

Après le ministère des Finances fin février, le Parquet de Tokyo a lancé ses enquêteurs à l'assaut d'une autre institution: la Banque du Japon (BoJ). Au terme d'une perquisition massive qui a mobilisé une centaine de policiers et inspecteurs, un responsable de la banque centrale a été arrêté mercredi et placé en garde à vue. Il est soupçonné d'avoir communiqué des informations confidentielles sur la politique de la BoJ à deux grandes banques de la place, la Sanwa et l'Industrial bank of Japan (IBJ).

Un scandale de plus dans la finance japonaise qui a poussé le gouverneur de la banque centrale Yasuo Matsushita à présenter hier sa démission au Premier ministre. Ce dernier lui a toutefois demandé de rester en place pour l'instant. Il avait d'ailleurs procédé de même lorsque le ministre des Finances lui avait offert sa démission. Mais, sous la pression de l'opinion, ce dernier avait dû se résoudre à le démettre de ses fonctions.

Cette affaire de corruption met en cause la crédibilité de la banque centrale, dans son rôle de gardien de la monnaie, à un moment crucial de son histoire, puisqu'elle s'apprête à devenir indépendante. Son nouveau statut s'appliquera en effet à compter du 1er avril. Un changement qui ne devrait toutefois pas être remis en cause, pas plus d'ailleurs que la politique monétaire. La banque centrale japonaise maintient depuis septembre 1995 une politique volontairement laxiste (le taux d'escompte est à 0,5%) pour permettre au sect

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