En 2005, la France ira beaucoup mieux. Un solide taux de croissance
de 2,5% par an en moyenne aura permis de ramener le taux de chômage de 12,6% (en 1997) à 9,7%, voire moins si la réduction du temps de travail fonctionne de façon optimale et si les emplois-jeunes sont prolongés. Le pouvoir d'achat des ménages aura progressé de 2,2% chaque année. La consommation tirera l'activité. L'inflation aura été contenue: les prix à la consommation n'auront grimpé que de 1,8% en moyenne annuelle sur la période 2000-2005. Les déficits publics, dont on a fait si grand cas ces dernières années, seront oubliés; ils seront passés de 3,1% l'an dernier à 0,3% du PIB, autant dire rien.
Ce scénario de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) a été réalisé pour le compte du Sénat et présenté hier lors d'un colloque sur «L'économie mondiale à l'horizon 2005». Il prévoit un ralentissement du taux de croissance américain, très élevé depuis 1992, qui passerait à un rythme de croisière de 2,2% en moyenne par année sur la période 1997-2005.
Le Japon ne parviendrait pas à s'extraire de sa «nipposclérose». A l'inverse, «l'Europe profiterait de la fin des politiques budgétaires restrictives, de taux d'intérêt plus faibles, d'une monnaie en moyenne plus basse». La croissance moyenne de l'Union européenne serait de 2,5% par an d'ici à 2005, celle des ex-pays socialistes s'élèverait à 4,1%. L'Asie surmonterait sa crise actuelle. Son PIB progresserait en moyenne annuelle de 4% en Amérique la




