Menu
Libération

Californie. 22 h temps universel. 350 informaticiens se mettent au travail... LA TRAQUE AU BUG FAIT LE TOUR DU MONDE. Pour éviter la panne géante liée au passage à l'an 2000, la socité américaine Ernst & Young travaille en réseau avec des entreprises basées en Inde et à Israël. Jour et nuit.

Réservé aux abonnés

Publié le 06/04/1998 à 0h24

L'an 2000 commence ici, à Costa Mesa, au coin du «boulevard des

Tournesols», Sunflower Boulevard, à une heure de route de Los Angeles. A l'intérieur du petit bâtiment blanc qui, précise la plaque, abrite le «Centre de conversion accélérée» de la firme de conseil Ernst & Young, les ordinateurs ont été réglés sur les premiers jours du deuxième millénaire. Objectif de cette simulation: vérifier que, au tournant du siècle, les ordinateurs ne prennent pas l'an 2000 pour l'année 1900 et comprennent, au passage, que le nouveau millénaire commencera bien un samedi. Le compte à rebours est commencé pour les entreprises qui ont confié à Ernst & Young le check-up de leurs programmes informatiques.

Non-stop. Dans la gigantesque partie de chasse au bug, Costa Mesa n'est qu'une base avancée d'un travail en réseau, réalisé simultanément dans trois pays sans que les distances géographiques soient un obstacle. Au contraire, en profitant des décalages horaires entre la Californie, Israël et l'Inde, le travail s'effectue non-stop. 24 heures sur 24. Mieux, en jouant sur les complémentarités de main-d'oeuvre indienne et israélienne, on pallie la pénurie américaine d'informaticiens. Cas d'école de la nouvelle division du travail, l'opération est un prototype de l'entreprise virtuelle sur les réseaux électroniques. Les horloges qui dominent le hall renseignent d'emblée le visiteur sur la réalité de ce travail collectif: on est ici en retard de dix heures sur Herzliya, en Israël, et de treize heures

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique