Après six ans d'un vide juridique transatlantique, Paris et
Washington viennent de conclure un accord qui définit les règles aériennes entre les deux pays. Le texte qui sera signé aujourd'hui à Paris n'est pas un accord open sky (ciel ouvert), c'est-à-dire un accord de libre concurrence sans limites. Le gouvernement français tient beaucoup à cette précision, montrant ainsi que, contrairement à d'autres pays européens, la France veut fixer des règles aux compagnies et surtout aux américaines. L'accord prévoit donc «un élargissement progressif et équilibré des possibilités offertes aux transporteurs des deux pays.» Hier, Dominique Perreau, directeur des affaires économiques et financières au ministère français des Affaires étrangères, et Joel Spiro, sous-secrétaire américain chargé des transports au département d'Etat, ont d'ores et déjà ratifié un protocole d'accord («memorendum of understanding») d'une durée de cinq ans et devant entrer en vigueur le 1er juin. On pensait donc que l'accord définitif serait signé dans la foulée. Mais, un ultime peignage technique et juridique souhaité par l'administration de Washington a donc reporté la signature de 24 heures.
La fin du marchandage. Cette négociation met un terme à un marathon de plusieurs mois et de multiples séances de marchandage. Mais, de toute évidence, les Français ont obtenu, au moins pour le court terme, ce qu'ils souhaitaient. Contrairement à l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, la Finlande, le Luxembourg




