Jim Barksdale (54 ans) est patron de Netscape, la société créatrice
du navigateur qui a permis à des millions de gens d'accéder à l'Internet.
Présentée il y a encore huit mois comme la valeur montante en Bourse, cette compagnie californienne, créée il y a moins de quatre ans, a connu une ascension fulgurante. Aujourd'hui, la société affiche des pertes (115,5 millions de dollars pour un chiffre d'affaires de 533,8 millions de dollars en 1997). 400 emplois ont dû être supprimés, et Jim Barksdale a abandonné son salaire. Entre autres mesures.
Vous avez décidé de renoncer à votre salaire et à vos primes cette année, pourquoi?
Déjà l'an dernier, je ne m'étais octroyé que 1 dollar de salaire par mois. Nous avions un budget très serré, et on ne pouvait embaucher comme nous l'aurions souhaité. De toute façon, j'ai toujours eu une rémunération relativement faible comparée à la plupart des patrons dans ma position et à beaucoup de gens dans ma compagnie. Pour dire les choses honnêtement, je n'ai pas besoin d'argent.
Je suis arrivé à un âge et à une position tels que je n'ai pas besoin d'amasser toujours plus. J'en ai assez gagné dans ma vie pour pouvoir assurer la fin de mes jours. Le salaire a moins d'importance pour moi que pour de jeunes ingénieurs ou des cadres. J'ai des actions dans la société. Si elle va bien, j'en profiterai. Par ailleurs, dans la période de transition que nous vivons, ça allège ma compagnie du poids de mon salaire. Je voulais aussi envoyer un message aux actionnair




