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Libération

Pas de deux autour du Lyonnais. Une solution est imminente. Et Bruxelles n'est pas prêt à céder.

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Publié le 02/05/1998 à 2h41

«Il faut parfois faire attention à ses commissaires, euh pardon" à

ses commentaires.» Hier, à Bruxelles, le lapsus public de Jacques Santer en disait long sur le caractère brûlant du dossier Crédit Lyonnais. Le président de la Commission européenne faisait en effet allusion aux déclarations récentes de Karel Van Miert, le commissaire européen chargé des questions de concurrence sur une possible «mise en faillite du Crédit Lyonnais». Conscient de la panique générale déclenchée après ces propos, auprès des salariés, des clients et du gouvernement français, Jacques Santer a affirmé vendredi, en marge du sommet Ecofin de Bruxelles, «qu'on devrait pouvoir trouver une solution qui soit dans l'intérêt du Crédit Lyonnais», en dépit des divergences profondes qui subsistent entre Paris et Bruxelles. «La Commission n'a aucun intérêt à une solution qui ne soit pas viable pour la banque», a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse. De toute évidence, le président de la Commission semble décidé à profiter de ce week-end européen consacré à la création de l'euro et de la banque centrale européenne pour trouver une solution au dossier Crédit Lyonnais. Déjà hier soir, Karel Van Miert et Dominique Strauss-Khan, le ministre français de l'Economie et des Finances, devaient se rencontrer avant de s'entretenir plus longuement ce week-end, dans le cadre d'une véritable séance de travail. Par ailleurs, Jacques Santer et le Premier ministre français Lionel Jospin aborderont eux aussi la question

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