On a la gestion patrimoniale de ses moyens. François Pinault, neuvième fortune de France avec un pactole estimé à une petite vingtaine de milliards de francs, vient de diversifier son portefeuille en se payant un gros morceau de Christie’s, la célébrissime salle des ventes britannique. Hier, l’homme d’affaires nationalement connu à divers titres ami intime du président Chirac et de Bernard-Henri Levy, client privilégié du Crédit Lyonnais, exonéré de l’impôt sur la fortune » a acheté 29,1% de Christie’s International Plc. Comme il s’agit de son petit business personnel, il ne dévoile pas le montant de sa transaction. Mais, la société cotant 5,4 milliards de francs à Londres hier matin, la mise représente environ 1,6 milliard de francs.
Ce gros bijou vient se loger dans Artemis, son holding personnel, qui s'est montré plutôt boulimique ces derniers temps: rachat de l'hebdomadaire le Point, de Sefimeg (le pôle immobilier du groupe de Marc Ladreit de Lacharrière), de l'institut de sondage Ipsos.
Baskets et bordeaux. Dans le bazar hétéroclite, on retrouve le vignoble Château Latour, mais aussi pas mal de participations américaines héritées d'un portefeuille de «junks bonds» opportunément racheté au Crédit Lyonnais, comme dans les bagages Samsonite, les baskets Converse, et l'immobilier du fonds Appolo. La pièce maîtresse d'Artemis reste une participation de 42,6% dans le groupe de distribution Pinault-Printemps-la Redoute (PPR).
Cette fois-ci, François Pinault donne dans le sup




