Antibes, envoyée spéciale.
«Droit à la plage!» A peine débarqué à l'aéroport d'Antibes, Ernest-Antoine Seillière arbore une mine réjouie. En fait de plage, le président du CNPF a pris, hier, le chemin du palais des Congrès de la ville pour lancer la nouvelle croisade patronale sur l'insertion des jeunes par l'alternance (contrats d'apprentissage, de qualification, d'orientation ou d'adaptation). Baptisé «Cap sur l'avenir», ce programme a été initié par le CNPF en 1993 et suivi, chaque année, avec plus ou moins de bonheur, avant d'être relancé en 1996.
Mais Ernest-Antoine Seillière, qui était accompagné de Nicole Péry nommée il y a un mois secrétaire d'Etat à la Formation professionnelle , ne va pas bouder son plaisir. «J'ai fait jusqu'à présent du social défensif, face à des initiatives que nous n'apprécions pas (les 35 heures, ndlr). Je suis heureux de faire du social positif. Ça fait du bien», déclare-t-il tout sourire. Le «positif», c'est l'engagement du CNPF de procéder à 400 000 embauches par contrat en alternance en 1998, avec une attention particulière portée aux jeunes en difficulté. «Le rôle formateur de l'entreprise se confirme, et cela est bon. Comme dirait Tony Blair, l'apprentissage et la formation, ça marche», souligne Seillière, avec un évident plaisir.
Ça marche tellement bien, d'ailleurs, que l'organisation patronale estime, avec cette promesse, remplir «largement» l'objectif des 350 000 emplois-jeunes demandés par le gouvernement dans le secteur marchand po




