Sur le perron du siège d'Air France, à Roissy,le président du SNPL,
principal syndicat des pilotes, a choisi hier soir la dramatisation. A 21 h 30, Jean-Charles Corbet dressait un bilan négatif de la première séance de négociation: «Il est difficile de faire beaucoup plus mal. Le président d'Air France est sorti de son mutisme pour se contenter de répéter ce qu'il avait déjà dit.» Le ton se fait alors accusateur: Jean-Cyril Spinetta «n'a pas su créer les conditions du dialogue. (...) Ce n'est pas un chef d'entreprise rassembleur». Après le tir au canon, la conclusion: «Le conflit continue. Il sera dévastateur.» Puis d'ajouter, martial: «Une nouvelle réunion a été convoqué, nous y serons.» Au bout de six heures de palabres, les partenaires venaient en effet de décider d'interrompre la négociation. Les deux parties doivent se revoir aujourd'hui, même lieu, à 15 heures. La direction pour sa part, décidait de communiquer profil bas, en souhaitant que, pendant la nuit et la matinée, «chacun puisse réfléchir et se prononcer». Dans l'après-midi, le dialogue semblait pourtant engagé.
Le PDG en retard. Arrivés au siège de la compagnie à Roissy peu avant 15 h30, l'heure fixée de la réunion, les six syndicats de pilotes (SNPL, Spac, Spas, Smomac, SNPL-Air Inter et SNPNAC) venus en délégation ont dû attendre une bonne demi-heure l'arrivée du PDG d'Air France, Jean-Cyril Spinetta, accompagné de sa direction générale. Enfermés dans la salle Saint-Exupéry, au rez-de-chaussée du siège, tous r




