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Libération

Air France: le dialogue explose en vol. Le PDG menace de réviser le statut des pilotes.

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Publié le 08/06/1998 à 5h12

«Il n'y a plus matière à négocier.» Ce constat exprimé hier soir par

un membre de la direction d'Air France a entériné la rupture ­ momentanée? ­ des négociations entre la compagnie et ses pilotes. Pire, la direction menace implicitement de passer en force et même de modifier le statut des pilotes. Et le conflit continue, même si les grévistes du SNPL s'engagent à transporter, sans rémunération, les supporters du Mondial.

Après une reprise du dialogue informel dans la nuit de samedi à dimanche entre le seul SNPL (syndicat majoritaire) et la direction, les deux parties n'ont pu que faire état de leurs divergences. Ultime tentative de conciliation des points de vue, après que le Premier ministre eut manifesté, samedi après-midi, son total soutien à Jean-Cyril Spinetta, le PDG de l'entreprise. Alors que la compagnie demande un effort de compression de la masse salariale à ses pilotes (500 millions de francs) et, donc, un réaménagement de la grille des salaires, leurs représentants s'y sont radicalement opposés. «Pas question de toucher à la grille», n'a cessé de dire Jean-Charles Corbet, le président du SNPL.

Remboursement. En guise d'économies et en échange d'un renoncement de la direction à la double échelle, qui désavantage les nouveaux embauchés, les syndicats ont proposé que les jeunes pilotes remboursent à Air France leur formation (plus d'un million de francs), jusque-là payée par la compagnie. «Cela ferait une économie de 40 millions de francs par an, on est loin du compte

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