La grève continue. La direction campe sur sa position, alors que le
syndicat des pilotes, le SNPL, a réussi a rompre son isolement. L'assemblée générale des pilotes, hier à Roissy, avait tout pour réconforter le président du syndicat majoritaire des navigants, Jean-Charles Corbet: applaudissements, atmosphère surchauffée" La CGT et SUD Air France, minoritaires chez le personnel au sol, ont même soutenu les pilotes, au nom de deux principes: le rejet de la double échelle des salaires et le maintien du pouvoir d'achat. Surtout, le front syndical a tenu. Tous les syndicats de pilotes ont dénoncé l'idée d'un «moratoire de la grève» qui aurait permis d'interrompre le conflit jusqu'en juillet. Huit syndicats d'Air France (CGT, UGICT-CGT, SUD Aérien, SNPL, Unac, SNPNAC, SNPL Air-Inter et Spaf), représentant les pilotes, le personnel navigant commercial et les personnels au sol, ont demandé mardi à la direction «l'ouverture immédiate de négociations pour toutes les catégories de personnels». Mais pour tous les syndicats reste une véritable inquiétude: que fera le conseil d'administration, que la direction doit convoquer, vraisemblablement en fin de semaine? En marge de l'assemblée générale, les discussions entre pilotes portaient essentiellement sur son ordre du jour éventuel: l'application autoritaire d'une nouvelle grille des salaires. Jean-Charles Corbet se veut rassurant: «Je ne peux pas croire que la direction choisisse aujourd'hui la voie du durcissement», expliquait-il. Au




