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Libération

Réveil grognon à Air France.

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Publié le 12/06/1998 à 5h36

Les lendemains de grève sont souvent difficiles. Alors que

l'ensemble des salariés d'Air France se préparent à une reprise complète du trafic dans les prochains jours, les pilotes s'interrogeaient hier sur le contenu de l'accord signé entre le SNPL et la direction de la compagnie. Au cours d'une réunion du conseil national du syndicat, certains responsables ont critiqué le texte conclu dans la nuit de mardi à mercredi, qui selon eux «se traduira par la maîtrise de la masse salariale des pilotes». Or, disent-ils, cette grève avait pour objectif majeur de refuser une baisse des rémunérations. Les élus des syndicats minoritaires (notamment le SPAF et le SNPL-Air Inter qui n'ont suspendu la grève qu'hier en fin de journée) se sont eux aussi étonnés, et parfois indignés de voir le mouvement déboucher sur un accord «qui s'inscrit point par point à l'inverse de l'objectif initial». Le protocole s'organise autour de trois axes: un échange salaire/action limité dans le temps et facultatif, un gel des salaires pendant sept ans accompagné d'un réexamen du pouvoir d'achat tous les deux ans, et enfin une échelle de rémunération spécifique pour les jeunes pilotes pendant cinq ans. Apparemment pas démoralisé, le président du SNPL, Jean-Charles Corbet, maintient son cap. Il a indiqué hier à l'AFP que son organisation serait «revendicative» dans les négociations prévues d'ici le 31 août avec la direction pour établir les modalités d'un échange salaire-actions. Ces négociations sont destinées

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