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Interview

EMPLOI: GENERATION CREATEURS. Gérard Unternaehrer, directeur de recherche de l'école des Mines d'Alès. «Se vendre sur des idées, pas sur un diplôme».

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Publié le 15/06/1998 à 5h49

Gérard Unternaehrer est directeur de recherche de l'école des Mines

d'Alès. Depuis deux ans, l'établissement forme des «ingénieurs-entrepreneurs» et vient d'être désigné à ce titre école pilote par le ministère de l'Industrie.

La création d'entreprises, cela vous est venu comment?

En fait, nous faisions depuis une dizaine d'années déjà de l'aide à la création d'entreprises dans nos laboratoires de recherche. Chaque année, nous accueillons une quinzaine de diplômés de l'enseignement supérieur, sélectionnés sur leurs projets. Pendant deux ans, ils bénéficient d'une bourse de 7 500 francs par mois, d'un accompagnement technique, d'un soutien individuel, bref, nous les aidons à mettre au point leur produit dans les meilleures conditions. Depuis le démarrage du dispositif, nous avons contribué à créer une cinquantaine d'entreprises, plutôt high tech, puisque notre enseignement tourne autour des nouvelles technologies de l'information, des nouveaux matériaux, de l'environnement. L'an dernier, nous avons élargi cette offre d'accompagnement à des thésards. Ils peuvent conjuguer doctorat et création et sont aidés à hauteur de 10 000 francs par mois pendant quatre ans.

Pourquoi passer d'un rôle d'incubateur de projets à un établissement d'ingénieurs-entrepreneurs?

Il y a cinq ans environ, nous avons cherché un nouveau souffle. Le recrutement d'ingénieurs stagnait. L'enseignement piétinait. Paradoxalement, dans nos labos, nous encouragions la créativité des jeunes et, en cours, nous passio

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