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Le Japon s'attaque à ses banques. Les établissements en faillite seront mis sous tutelle.

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Publié le 03/07/1998 à 7h06

Tokyo de notre correspondante

Pour une fois, le Japon ne se verra sûrement pas reprocher sa lenteur. Bien avant la date butoir qu'il s'était fixée (le 8 juillet), le gouvernement nippon a approuvé hier un plan ambitieux pour débarrasser définitivement son système bancaire des établissements les plus malades, grâce à un mécanisme de «banques relais». Ce système vise à empêcher que les emprunteurs des établissements en faillite ne se retrouvent brusquement exsangues, faute de crédit. Ce qui ne manquerait pas de provoquer des faillites en série.

Nouveaux administrateurs. Cette initiative, qui intervient après plusieurs années de tergiversations, est la seule à même d'aider la deuxième économie mondiale à sortir du marasme où elle se trouve. Le plan prévoit deux étapes et un délai maximal de cinq ans pour venir à bout des mauvaises créances héritées de la bulle spéculative des années 80.

Il s'inspire largement du schéma mis en place, en 1987, aux Etats-Unis pour enrayer alors la déconfiture des caisses d'épargne. Dans une première phase, toute banque reconnue défaillante par l'Agence de supervision financière nouvellement créée sera placée sous contrôle de l'Etat. La direction sera remplacée aussitôt par une équipe d'administrateurs provisoires dotés de pleins pouvoirs. Ces administrateurs, dont les prérogatives excèdent celles des administrateurs provisoires nommés à la suite d'une faillite classique, auront comme première mission d'identifier et de sortir du bilan de la banque s

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