C'est la première grève de la «loi Aubry». Les salariés de la
société Jet Services réclament l'ouverture d'une négociation pour l'application des 35 heures dans leur entreprise. Depuis mercredi, une partie du personnel d'Ile-de-France de cette société de transport de fret basée à Roissy (5 400 salariés dans toute l'Europe et 559 en région parisienne) a cessé le travail à l'appel de la CGT. Selon la direction, quatre centres de région parisienne (sur 120 en Europe) étaient bloqués hier soir, et les trois avions de la filiale Jet Air étaient cloués au sol.
La CFDT reproche à l'entreprise d'avoir rompu des négociations sur l'instauration des 35 heures dans le groupe. Mais de son côté, la direction affirme qu'il n'a jamais été question de 35 heures mais d'une simple négociation salariale.
«La direction nous a bernés durant les négociations entamées il y a plusieurs mois, en obtenant de notre part des concessions sur les salaires pour la mise en place de la réduction du temps de travail dans l'entreprise», explique un représentant du syndicat. Selon l'organisation, c'est donc la direction qui a rompu les négociations, le 29 juin, en rejetant les propositions de la CFDT sur la diminution progressive des horaires.
Mais les responsables de l'entreprise réfutent cette version des faits. Selon eux, ces négociations «portaient uniquement sur la revalorisation des salaires». D'ailleurs, disent-ils, «un accord proposé le 29 juin pour une augmentation de 2,2% des traitements avait été accept




