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Air Afrique s'épuise à attendre des investisseurs.

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La compagnie veut augmenter son capital, et cherche des partenaires.

Publié le 10/08/1998 à 9h06, mis à jour le 10/08/1998 à 9h06

Comment faire pour sortir Air Afrique de son impossible destin? La semaine dernière, le comité des ministres de tutelle de la multinationale a remis sur le tapis le principe d'une augmentation de capital «à lancer dans les meilleurs délais». Objectif: réduire la participation des Etats membres de 70,4% à 51%. Et trouver, avec de nouveaux investisseurs, le moyen d'assurer la pérennité d'une compagnie aérienne qui traverse une énième crise existentielle. Mais c'est d'abord «aux partenaires français» que le comité, réuni à Bamako, a lancé un appel pour sauver la compagnie. De fait, à travers l'Agence française de développement et Air France, qui détiennent respectivement 9,12% et 12,7% du capital, la France est un actionnaire important d'Air Afrique. Et l'a toujours accompagnée. Avec des hauts et des bas depuis sa création en 1960, mais toujours au nom de l'histoire d'une coopération franco-africaine indéfectible. Souvent les Africains se sont plaints de la mainmise française sur leur compagnie.

Endettement colossal. En sens inverse, le gouvernement français et sa compagnie nationale se demandent depuis de nombreuses années si Air Afrique en finira un jour avec ses difficultés chroniques: un endettement colossal ­ 185 milliards de francs CFA ­ représentant aujourd'hui quatre fois les fonds propres de la compagnie, auquel il faut ajouter une charge annuelle de la dette de 12 milliards de francs CFA. En 1989, notamment, Michel Rocard, Premier ministre, avait off

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