Menu
Libération

Levi Strauss brocardé à Bruxelles.

Réservé aux abonnés

Publié le 06/10/1998 à 13h27

Face aux fermetures d'usine, syndicats belges et français ont obtenu

un délai La direction de Levi Strauss Europe a accepté que les syndicats du groupe aient un délai pour faire des propositions alternatives à la fermeture de quatre usines. Un expert indépendant sera désigné pour mener une étude sur la pertinence des fermetures proposées par Levi Strauss. Pour les représentants du personnel du groupe venus à Bruxelles hier pour un conseil d'entreprise européen, il s'agit là d'une décision positive, même si elle ne préjuge en rien de l'avenir. Quant au millier de salariés des usines françaises et belges du fabricant de jeans qui avaient accompagné leurs élus à Bruxelles, ils pourront avoir le sentiment de n'avoir pas manifesté pour rien. Différences frontalières. Venus en cars des trois usines belges de Levi's et pour environ 200 d'entre eux de celle de La Bassée, dans le Nord, les salariés ont défilé aux cris de «Levi's est au top et nous au chômage» ou «Nous voulons garder notre usine». Une façon de protester contre l'intention, affichée mardi dernier par la direction de Levi Strauss Europe, de fermer ces quatre sites, qui emploient 1 461 salariés (lire Libération du 30 septembre). Des différences d'attitude semblent toutefois se dessiner. Alors que les salariés belges sont en grève depuis mardi dernier, l'usine de La Bassée a continué de tourner hier, tant bien que mal. Et, si les salariés belges craignent que leurs usines soient fermées au 1er janvier 1999, les Français

Dans la même rubrique