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Le télétravail à la rescousse de l'ozone. La Californie l'encourage pour combattre les embouteillages. Sans succès.

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Publié le 12/10/1998 à 13h48

New York de notre correspondant

D'un côté, le soleil, la Californie, le Pacifique. De l'autre, un univers uniforme où les sièges d'entreprises high-tech fleurissent en bordure d'autoroute, entre béton, «shopping malls» et cinémas multisalles. Entre les deux, des heures passées dans les embouteillages et une pollution inquiétante. Ce cocktail schizophrénique est le lot commun des salariés travaillant dans la Silicon Valley, entre San Francisco et San José. C'est aussi un argument utilisé par les entreprises high-tech qui n'y sont pas installées pour attirer les informaticiens de la vallée: Microsoft vante l'air pur des montagnes au nord de Seattle, d'autres les sommets du Colorado ou les charmes du Nouveau-Mexique. Pendant ce temps, en Californie, les progrès risquent de se faire attendre: selon une étude publiée le mois dernier par un groupement de collectivités locales de la région de San Francisco où habitent la majorité des employés des entreprises de haute technologie, les bouchons ne sont pas prêts de se résorber.«Même en tablant sur des investissements maximaux dans le réseau d'autoroutes et les transports en commun, les problèmes de circulation devraient continuer de s'aggraver au moins jusqu'à l'an 2010», estime cette étude menée quatre ans après le début d'une initiative destinée à réduire les embouteillages et la pollution en encourageant notamment le télétravail. La législation comportait un système de pénalités pour les entreprises de plus de 100 salariés qui ne

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