Menu
Libération

Le procès de Microsoft aux Etats-Unis. Microsoft-Netscape: parole contre parole Bill Gates n'a jamais proposé d'alliance à son concurrent, soutiennent ses avocats.

Réservé aux abonnés

Publié le 27/10/1998 à 12h39

New York, de notre correspondant.

C'est la question du moment: Microsoft a-t-il proposé une alliance illégale à son concurrent direct pour le partage de l'Internet? Après avoir répondu aux questions de John Warden, l'avocat de Microsoft, le patron de Netscape, James Barksdale, premier témoin à charge, sera interrogé cette semaine par les avocats du gouvernement. Ceux-ci devraient utiliser de nouveaux extraits vidéo du témoignage de Bill Gates, enregistré en août, et au cours duquel il semble souffrir de troublants accès d'amnésie.

Soutenu par la présentation de nombreux e-mails, le contre-interrogatoire de Barksdale la semaine dernière par Warden a été extrêmement tendu et les accrochages entre les deux hommes nombreux. Un des sujets de polémique: l'examen, jeudi, de la fameuse réunion de juin 1995 entre Microsoft et Netscape au cours de laquelle, d'après le gouvernement, le premier aurait proposé à ses concurrents un partage (illégal) du marché des logiciels de navigation sur l'Internet.

L'avocat de Microsoft a tenté jeudi d'attaquer la crédibilité du patron de Netscape en laissant entendre que son entreprise avait tendu un piège à Microsoft pour pouvoir l'accuser de violation de la législation antitrust: «Si vous regardez tous les événements qui ont conduit à cette réunion, la seule conclusion à tirer est que (Netscape) a imaginé ou inventé la proposition de partage du marché», a suggéré l'avocat de Microsoft. «Absurde», s'est indigné James Barksdale.

Warden a tenté, par aille

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique