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Le killer de la Playstation. Sega lance Dreamcast pour contrer Sony sur le marché des jeux.

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Publié le 05/12/1998 à 18h38

Tokyo, de notre correspondante.

Certains ont campé toute la nuit devant les magasins de jeux vidéo pour être les premiers à se procurer la Dreamcast, la nouvelle console Sega. Commercialisé le vendredi 27 novembre, le dernier bijou technologique du fabricant de jeux était en rupture de stock un peu partout à Tokyo bien avant la fin du week-end. «Les ventes ont démarré avant 8 heures du matin. En moins d'une demi-heure, notre stock était épuisé», avoue, désemparé, un vendeur d'Akihabara, le souk de l'électronique de Tokyo. Partie serrée. En un week-end, Sega a écoulé 150 000 consoles à 29 500 yens la bête (environ 1 300 F). Le fabricant nippon vise le demi-million d'ici à la fin décembre et les dix millions d'unités dans les quatre ans. Avec la Dreamcast, la console la plus puissante du marché (128 bits contre 32 pour la Playstation de Sony et 64 pour la console de Nintendo), la première aussi à permettre une connexion à l'Internet, la PME nippone joue sans doute la partie la plus serrée de son histoire. Un jeu de quitte ou double que ne dément pas le président Shoichiro Irimajiri. «Nous n'avons pas le droit à l'erreur», confie-t-il. La raison en est simple: Sega n'a pas de produit de rechange. Shoichiro Irimajiri est un ancien ingénieur de chez Honda: il y a travaillé pendant trente ans, dont plusieurs années sur le développement du moteur de la Formule 1 plusieurs fois championne du monde. Cet amateur de sensations fortes, appelé en février à la tête du fabricant de jeu

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