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Jimmy Hoffa, deuxième du nom. Vingt-trois ans après son père, il est bien parti pour prendre la tête du puissant syndicat des Teamsters.

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Publié le 07/12/1998 à 18h46

New York, de notre correspondant.

Jimmy Hoffa sera, en principe, le nouveau patron des Teamsters. Au dernier décompte, 23 ans après la disparition de son père, assassiné dans le cadre d'un règlement de compte visiblement mafieux, le fils du patron légendaire du syndicat des routiers et manutentionnaires américains arrive en tête dans l'élection à la présidence de l'organisation. Cette victoire attendue ­ Hoffa mène par 54% face à Tom Leedham, le chef de file des manutentionnaires ­ lui donnera le pouvoir à la tête du syndicat dont son père avait été, pendant plus de vingt ans, à la fois le leader et le symbole ambigu. Même si elle doit encore être confirmée par le décompte final des votes, cette revanche est doublement paradoxale. Elle intervient en effet alors que Ron Carey, qui s'était illustré en menant l'an dernier la longue et spectaculaire grève des Teamsters contre la société de messageries UPS, a été contraint à la démission. Carey était le chef de file des réformistes qui avaient entrepris depuis 1991 de faire le ménage dans un syndicat rongé par des décennies de pratiques corrompues, héritées notamment de l'ère Hoffa. Mais Ron Carey lui-même s'est avéré ne pas être au-dessus de tout soupçon: accusé l'an dernier de détournements de fonds lors des dernières élections à la présidence du syndicat, il avait été mis sur la touche par un juge fédéral. En s'installant à son poste, Jimmy Hoffa, avocat de profession, a promis à la fois de ne pas revenir aux pratiques incarné

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