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Les prix n'augmentent plus, ce n'est plus une bonne nouvelle. Des économistes craignent un ralentissement de la production.

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Publié le 11/12/1998 à 19h20

Chaque mois qui passe confirme que l'inflation est en train de

casser un nouveau plancher. En novembre, les prix à la consommation ont évolué entre 0 et -0,1% (chiffres provisoires). Sur un an, l'inflation n'est plus que de 0,2 à 0,3%. Autant dire rien, puisque beaucoup d'économistes jugent que la hausse des prix est généralement majorée par l'Insee de quelques dixièmes de point, pour des raisons techniques.

Il y a encore dix ans, ce résultat aurait été accueilli avec des cris de triomphe. Aujourd'hui, il donne des sueurs froides. Si une forte inflation n'est, en général, pas un signe de bonne santé pour l'économie, la stagnation des prix n'est pas non plus une bonne nouvelle. Elle fait craindre l'amorce d'une déflation, c'est-à-dire une situation où baisse des prix et chute de la production s'entraînent l'une l'autre dans une sorte de spirale infernale. Les consommateurs comme les entreprises ont en effet tendance à différer leurs achats s'ils pensent que les prix vont baisser. Ils peuvent ainsi paralyser petit à petit l'activité.

Négatif. «Présentée comme un objectif idéal à atteindre il y a quelques années aux Etats-Unis, cette inflation zéro est plutôt redoutée, actuellement en Europe, comme un signe fort de dégradation de la conjoncture», écrivent les experts du CCF dans leur lettre mensuelle de décembre. Selon eux, «la probabilité d'une inflation négative début 1999 s'accroît». Un tel phénomène «deviendra néfaste à l'emploi et aboutira à la déflation si les rouages de l'é

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