Victoire hier, pour la direction du Syndicat national des pilotes de
ligne (SNPL), majoritaire chez les pilotes d'Air France. Et «ouf» de soulagement pour la direction de la compagnie. Une large majorité (78,2%) des 1 290 adhérents du SNPL à s'être prononcés (sur 1 650) a, en effet, approuvé l'accord global pluriannuel conclu cet automne par le syndicat avec la direction de la compagnie. Cet accord prévoit surtout l'instauration d'un échange volontaire de salaire contre actions pour les pilotes et un dispositif visant à instaurer une «paix sociale» pendant trois ans au moins. Il est surtout une condition sine qua non à la réussite de l'ouverture du capital de la compagnie nationale, prévue pour début 1999. Entériné hier par référendum, il s'applique illico: chacun des 3 500 pilotes a maintenant jusqu'au 4 janvier pour décider dans quelle mesure il accepte de «rentrer» dans le mécanisme d'échange salaire-actions. En théorie, le suspense continue donc la semaine prochaine. Syndicat concurrent, le Spac a d'ailleurs recueilli mardi 1 075 signatures en faveur du «non» à l'accord. Mais il se garde bien de rejeter le principe de l'échange salaire-actions. Car la «carotte» offerte est alléchante: même si l'action reste stable, un franc de revenu net non reçu se transformera, au minimum, en 1,60 franc cinq ans plus tard, quand les actions pourront être revendues. «Mais ça dépend aussi des disponibilités de chacun», explique-t-on, prudent, à la direction.
Le SNPL, hier, faisait déjà s




