Jean-Claude Gayssot aime la SNCF. Et le TGV. Et, même si le ministre
des Transports annonce officiellement «la fin de la politique du tout-TGV», sa stratégie ferroviaire pour les dix prochaines années reste centrée sur des projets de construction de lignes à grande vitesse. Ainsi, sur les 120 milliards de francs (18 milliards d'euros) que prévoit d'investir le gouvernement dans les infrastructures ferroviaires d'ici 2010 (autant que sur les dix dernières années), 45 à 55 milliards de francs seront consacrés aux projets TGV. Pas de «pendulaire». Certes, le budget pour la création de lignes nouvelles à grande vitesse devrait baisser de plus de 10%. Mais il reste, en volume, au premier rang des investissements envisagés. Oubliées, les tentations du précédent gouvernement de développer le «pendulaire», un train rapide et plutôt «bon marché» car il ne nécessite pas de transformations lourdes des voies" Outre la première phase du TGV Est, qui absorbera 20,5 milliards, six autres projets sont à l'étude: une première phase du TGV Aquitaine entre Angoulême et Bordeaux (6 à 8 milliards de francs) et du TGV Atlantique entre Le Mans et Laval (3 à 5 milliards), une tranche du TGV Lyon-Turin (7 à 9 milliards), le contournement de Nîmes et Montpellier et la section Perpignan-Figueiras du TGV sud-européen (7,3 milliards), et une première tranche du TGV Rhin-Rhône (9 à 11 milliards). «Le gouvernement arrêtera les priorités de ces projets en fonction de leur rentabilité pour la SNCF et pour




