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Trois samourais à l'assaut de la crise. Pour lutter contre le marasme japonais, trois grands patrons remettent à l'honneur, au théâtre et à la télévision, les grands réformateurs du XIXe siècle.

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Publié le 24/02/1999 à 23h51

Tokyo, de notre correspondante.

On les surnomme les «trois mousquetaires». Masayoshi Son est à la tête d'un empire du multimédia: Softbank. Le magazine américain Forbes l'a classé neuvième homme d'affaires le plus riche du monde. Hideo Sawada a fait fortune avec HIS, une société qui vend des voyages à prix discount. Il vient de fonder la première compagnie charter japonaise. Quant à Yasuyuki Nambu, le succès de son groupe, Pasona, est tout un symbole. Première agence de travail temporaire du pays, ses affaires n'ont jamais aussi bien marché.

Esprit combatif. Déguisés en guerriers samouraïs, ces trois quadragénaires incarnant l'espoir de renouveau d'un Japon en perte de vitesse ont fait sensation le week-end dernier dans un petit théâtre de Tokyo. Thème de la pièce: la vie de Ryoma Sakamoto, héros national de la modernisation et de l'ouverture du pays à l'époque Meiji, pendant la seconde moitié du XIXe siècle. Jugeant qu'il était temps de prendre le sabre pour combattre à leur manière la récession qui plombe le Japon, les trois compères y ont tenu les rôles principaux pour deux représentations exceptionnelles devant une salle minuscule de 250 places pleine à craquer. «Les Japonais manquent d'énergie. Ils ont perdu confiance. Il nous faut retrouver l'esprit combatif des guerriers samouraïs!», explique très sérieusement Michiyuki Ozeki, producteur à la chaîne privé Asahi, un des initiateurs du projet dont le succès a dépassé toutes ses espérances. «Le pays se trouve à un tourn

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