Menu
Libération
Portrait

Idei, l'homme de la réforme.

Réservé aux abonnés

Publié le 10/03/1999 à 0h04

Amateur de voitures de sport, passionné de jeux vidéo et de gadgets

électroniques, grand consommateur de films et fan de Céline Dion, Nobuyuki Idei, le patron de Sony, est bien tel qu'on l'imagine. Beaucoup de ceux qui croyaient le connaître chez Sony, où il a débuté sa carrière en 1960, ont pourtant été totalement surpris lorsqu'il en est devenu le président il y a quatre ans. Ce fils de professeur d'économie avait tout simplement «grillé» une douzaine de rangs hiérarchiques. Il ne manquait certes pas d'appuis. Proche du président sortant Norio Ohga, il est aussi très lié au cofondateur de Sony, Akio Morita, dont il a épousé la fille. Mais Idei, contrairement à la plupart des dirigeants de Sony, n'est pas un ingénieur. Il a fait des études de science politique et d'économie et il était chargé de la communication et de l'image de Sony lorsqu'il a été appelé à la présidence. Le groupe, qui venait d'essuyer une perte colossale à Hollywood, doutait. La première mission d'Idei a été de faire le ménage dans la filiale américaine. Direct, autoritaire, Idei a rapidement imprimé sa marque et fait preuve d'audace. Malgré un échec retentissant dans la micro-informatique dans les années 80, il a décidé de lancer Sony sur ce marché complètement saturé. Un pari en passe d'être gagné. Moyennant des investissements colossaux, Sony a sorti une gamme d'ordinateurs qui rivalise avec les marques de PC établies. Féru d'ouvrages sur le management, Idei est persuadé que la crise du Japon s'expliq

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique