Tokyo, de notre correspondante.
L'heure de la noce approche pour Nissan et Renault. Le patron du groupe japonais, Yoshikazu Hanawa, est arrivé hier à Paris avec une délégation de haut vol. Mission: conclure au plus vite un accord avec le constructeur français. Car depuis l'échec de ses négociations avec le germano-américain DaimlerChrysler, Nissan a le couteau sous la gorge. Ses banques font grise mine et sa note financière vient d'être abaissée par l'agence Moody's, un signe de la dégradation de sa situation. La presse japonaise de ce week-end annonce unanimement que le deal est presque fait et pourrait être dévoilé ce mardi, à l'issue d'un conseil d'administration de Renault. Ce dernier prendrait entre 33,4% et 40% du capital de Nissan et disposerait de trois administrateurs au conseil d'administration. Le journal économique Nihon Keizai chiffre le coût de ce ticket d'entrée au Japon pour Renault à 500 milliards de yens, soit près de 25 milliards de francs. Sur le papier, c'est peu. Il n'y a pas si longtemps, un tiers du capital de Nissan valait le double à la Bourse de Tokyo. Dettes colossales. Pourtant, DaimlerChrysler, qui est beaucoup plus riche que Renault, a dit non la semaine dernière. Il a été peu disert sur ses motivations mais l'endettement faramineux de Nissan (4 300 milliards de yens soit 33 milliards d'euros), plus toutes les dettes cachées dans les filiales, l'ont apparemment fait fuir. Le constructeur français accepte, lui, d'affronter la lourde dette japona




