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Un nouvel invité au bal de Bouygues.Le financier belge Albert Frère acquiert 1,1% du capital.

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Publié le 01/04/1999 à 0h32

Qui s'invitera la semaine prochaine au capital de Bouygues? Ce qui

n'était jusque-là qu'une plaisanterie colportée par les cadres de l'entreprise est devenu en l'espace de quelques jours une angoissante interrogation pour les dirigeants de la maison. Après l'arrivée surprise de Bernard Arnault à hauteur de 4% dans l'actionnariat du groupe (annoncée le jeudi 25 mars), Martin Bouygues a bien été obligé d'accueillir hier un nouvel actionnaire à qui il n'avait rien demandé: Albert Frère, l'homme d'affaires belge qui détient depuis mardi 30 mars 1,1% du capital (290 000 titres achetés sur le marché à 1 650 francs l'unité). Après l'entrée en force de François Pinault en décembre dernier, devenu deuxième actionnaire du groupe avec 16% des titres, la maison Bouygues ressemble plus à une auberge espagnole qu'à un groupe de BTP et de services. Que vient donc faire Albert Frère dans cette histoire? L'actionnaire de référence de la Compagnie luxembourgeoise de télévision (CLT) et de Lyonnaise-Suez (voir ci-contre) est un proche du PDG de LVMH. Avec lui, il a acheté récemment le grand cru de saint-émilion Cheval-Blanc, et le voilà qui le suit de très près dans le capital du groupe de BTP. «Il ne faut rien voir d'autre ici qu'un bon investissement financier», déclarait hier un des grands barons de Bouygues. Mais Albert Frère aurait pu rester discret, puisqu'à ce niveau d'achat de titres (inférieur à 5%), rien ne l'obligeait à se déclarer. De là deux questions. Albert Frère soutient-il Be

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