A la SNCF, la négociation sur les 35 heures a progressé" mais la
grève continue. Avec moins de grévistes environ 4 000, soit 1,5% de l'entreprise selon la direction mais toujours autant de perturbations. La FGAAC, syndicat des autonomes qui est à l'origine de la grève, a annoncé qu'elle ne signerait pas le projet d'accord «même amendé». Mais, à l'issue des rencontres bilatérales organisées hier par la direction de l'entreprise publique, CFDT et la CGT ont parlé d'«amélioration significative du texte». Hier soir, Louis Gallois, le PDG de la SNCF, se félicitait d'avoir «apporté avec les syndicats des précisions et des amendements qui ne remettent pas en cause l'équilibre du projet d'accord et concernent l'ensemble des personnels». Le président de la maison n'ayant pas voulu que cette nouvelle séance de négociation ne s'adresse qu'aux conducteurs, la première modification du texte porte sur l'emploi: le projet d'accord fixe désormais à 25 000 le nombre des recrutements d'ici 2002 et abandonne l'idée d'un objectif plus souple, sous la forme d'une fourchette de création de postes de 23 500 à 25 000. Dans l'ensemble, cette renégociation devrait profiter à tous les cheminots qui bénéficieront d'une augmentation des journées de repos «programmées», autrement dit qui ne sont pas à la disposition de l'entreprise en fonction de la charge de travail sur l'année. Pour les agents sédentaires, l'amélioration est sensible puisque ces congés en grille passent de 44 à 52 journées par an.




