Hier, le comité central d'entreprise de la SNCF a approuvé le projet
d'accord sur les 35 heures. Les douze représentants CGT et CFDT ont voté à l'unanimité en faveur du texte, alors que les autres syndicats Unsa (ex-FMC maîtrise et cadres), FO, CFTC, SUD-Rail, Fgaac (autonomes), soit six représentants au total, quittaient la salle avant le vote. La direction proposera donc officiellement le projet d'accord à la signature de toutes les fédérations de cheminots. Après le référendum, auquel ont participé 47% des cheminots (61% des votants ayant approuvé le projet), la direction de la SNCF doit maintenant entrer dans la phase opérationnelle de la mise en place de la réduction du temps de travail. Son président, Louis Gallois, sait que la tâche ne sera pas facile. Mais il croit à l'effet pédagogique de la concertation locale qui va s'ouvrir dans les jours qui viennent. Avec un vote et un accord majoritaire, deux «premières» à la SNCF, le président espère voir commencer une nouvelle époque dans l'histoire sociale de son entreprise.
Louis Gallois est président de la SNCF depuis juillet 1996. En succédant à Loïk Le Floch-Prigent, il a pris la direction d'une entreprise publique au bord de la crise de nerfs. Il s'efforce, depuis trois ans, d'améliorer la politique en faveur de la clientèle et cherche à mettre en place une nouvelle forme de dialogue social à la SNCF. La signature du projet d'accord sur les 35 heures par la CGT et la CFDT constitue peut-être le premier acte de ce chang




