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Grève à tous les étages dans un palace parisien. Grogne salariale au Grand Hôtel.

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Publié le 16/06/1999 à 23h34

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Grand Hôtel Intercontinental pendant le Salon du Bourget ont été surpris hier matin de ne pas pouvoir prendre leur petit déjeuner dans leur chambre. Pas plus d'ailleurs que dans la salle à manger du palace parisien, situé rue Scribe, près de l'Opéra. «No coffee, no food today (pas de café, pas de nourriture aujourd'hui)», expliquait, dépité, un membre de la direction à un client. En grève depuis le début de la matinée, les salariés de l'hôtel quatre étoiles ont littéralement paralysé l'établissement, le privant de l'activité de ses bagagistes, de ses cuisiniers, de ses valets et femmes de chambre et d'une grande partie de son personnel de réception. Même les deux chefs concierges n'étaient pas derrière leur comptoir. Dès 8 heures du matin, les employés ont occupé massivement les salons d'accueil. Au piano, un gréviste met de l'ambiance. «Tant que la direction refusera d'augmenter nos salaires, on restera là», indique un valet de chambre. Les sept syndicats du Grand Hôtel, représentant 650 salariés, estiment que la progression salariale de 1% octroyée par la direction pour 1999 est largement insuffisante. «Pendant deux ans, nous avons accepté un gel de nos salaires dans le cadre de l'accord de réduction du temps de travail loi Robien signé en 1997, explique un délégué CGT. Aujourd'hui, la direction veut poursuivre cette politique de rigueur salariale.» Un autre délégué ajoute: «Depuis que la chaîne Interc

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