Après deux jours de débats, les dirigeants des pays d’Europe, d’Amérique latine et des Caraïbes, réunis pour le premier sommet de ce genre, se sont déclarés hier «partenaires stratégiques». Cette nouvelle alliance entre les quinze pays de l’Union européenne et les trente-trois membres de la «famille latino-américaine et caribéenne» (expression de Jacques Chirac) a été scellée dans la déclaration finale, une vingtaine de pages de bonnes intentions. Tous les souhaits exprimés en cours de sommet y figurent: de la lutte pour l’égalité des sexes un désir suédois , à la défense très française de la diversité culturelle. Des recommandations concernent aussi le trafic de drogue, celui des armes, l’interdiction des mines antipersonnel. Un savant dosage de paragraphes sur la défense de la souveraineté et celle des droits de l’homme permet de faire pression sur Fidel Castro sans le froisser.
Relief dramatique. La presse brésilienne, qui fait grand cas de ce sommet, a donné un relief dramatique aux négociations en coulisses et, bien souvent, montré la France (pourtant à l’origine du sommet) comme étant la coupable de multiples manoeuvres protectionnistes. «Le protectionnisme de l’Europe est une légende», garantissait pourtant haut et fort Jacques Chirac, sans impressionner les journalistes locaux. La première partie des débats, lundi, a retenu toute l’attention. L’Europe s’y est engagée à ouvrir des négociations globales avec le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) a




