Imaginez la planète entière habillée en GAP: jeans et pantalons
«khakis», uniformes pour tous. Mickey Drexler, le président de la marque américaine de confection, rêve d'une mondialisation à la sauce denim, d'un global concept qui définirait l'habit universel selon un seul principe: «Basic but stylich». Traduisez: un vêtement de détente classique mais stylé. Cet homme-là voudrait que vous et moi, nous achetions une chemise GAP comme notre baguette de pain du matin, avec la même évidence élémentaire. Aux Etats-Unis, les professionnels du secteur affirment que GAP (plus d'un millier de magasins sur le territoire) est déjà au vêtement ce que Coca est au marché des colas. En Europe, la campagne d'installation de la marque est en cours.
Ecrans multimédias. Et le groupe a choisi Paris et ses Champs-Elysées pour y ouvrir son Flagship européen, son magasin phare sur le Vieux Continent. 1 700 mètres carrés, en lieu et place de Rodin, l'ancien magasin de tissus. Sur quatre étages, GAP décline toutes ses lignes, adultes, enfants (Gapkids), bébés (BabyGap) et lingerie (Gapbody), le tout agrémenté d'écrans multimédias et autres gadgets high-tech. Jeudi soir, l'inauguration du nouveau magasin fut un moment inédit de «glamour décontracté». Pile-poil en phase avec l'image de la marque.
Chez Gap, on veut habiller les jeunes et les vieux, selon les critères d'une modernité de bon aloi. «Nous ne dictons pas un style à notre clientèle, explique Rachel Di Carlo, la responsable de toute l'image du g




