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Libération

Méchant coup de barre pour Monsieur Mars. Le très secret Américain,mort jeudi, avait créé un empire de 30 000 employés.

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Publié le 05/07/1999 à 23h51

C'est l'archétype d'une success stories. La vie de Forrest Mars, qui

s'est achevée jeudi dernier à l'âge de 95 ans, en a tous les attributs, sauf deux: glamour et sunlights. Jusqu'au communiqué annonçant son décès, net et sans commentaire: le créateur des confiseries qui portent son nom fuyait les médias et tout ce qui pouvait ressemblait à de la mondanité. Si Forbes a pu estimer que lui et ses trois enfants valaient bien le 30e rang au classement des grandes fortunes, c'est un peu au pifomètre. Car, comme le dit le magazine américain, «il était aussi secret que l'est l'institution qui jouxte le siège de son entreprise: la CIA».

Père confiseur. De fait, de Forrest Mars, on ne connaît guère aujourd'hui que ce que rapporte l'auteur du livre les Empereurs du chocolat (1), paru au début de l'année. Plus quelques très très rares détails lâchés ici ou là par une direction de la communication infiniment plus prompte à parler des produits du groupe. En l'absence de biographie officielle, on se contentera donc de la légende Mars. Et celle-ci, comme nombre d'autres histoires de confiseurs, commence dans une arrière-cuisine.

Nous sommes au début des années vingt. Le petit Mars, qui a été élevé dans le Saskatchewan (Canada) par ses grands-parents, après le divorce de ses parents, est revenu chez son père. Tout en papotant de choses et d'autres, il goûte aux mélanges que son petit confiseur de père est en train de fabriquer. Quand, tout à coup, au milieu d'une gorgée de chocolat au lait, i

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