Les camemberts et les petits cochons des pubs ne suffisent plus. A
J-7 de la clôture des offres, le ton monte entre les belligérants pour la constitution d'un pôle bancaire à deux (SG-Paribas) ou à trois (BNP-SG-Paribas). Comme le dit un cadre d'un des trois groupes: «ça commence à devenir viril.» Et la «castagne», toujours selon le même auteur, va aller crescendo. Soupçons généralisés: au mieux, de grossir le poids de ses partisans, au pire, de s'entendre avec eux pour qu'ils montent dans le capital, de manière à le mettre à l'abri d'éventuels traîtres.
Actions de concert. En décidant hier de saisir la COB (Commission des opérations de Bourse) sur les agissements de Commercial Union (CGU), la BNP cherche à semer le doute sur d'éventuelles «actions de concert» entre la Société générale et cette société d'assurance britannique qui détient déjà 3,1% du capital du Français. Il est vrai que le directeur financier de CGU, Peter Foster, avait donné des verges pour se faire battre en annonçant son intention de grimper jusqu'à 10% dans le capital de la Société générale insistant lourdement sur «l'influence déterminante» que cette montée en puissance pourrait avoir sur l'issue de la bataille boursière. Avant que ne démarre l'actuelle bagarre, la CGU et la SG avaient entamé des discussions pour créer une société commune dans la banque-assurance et c'est, aux dires de la société britannique, pour protéger ces relations commerciales qu'elle a souhaité conforter ses positions chez son part




