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Libération

Les derniers feux de la guerre des orduresAccord sur la reprise du travail, hier soir à Marseille.

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Publié le 31/08/1999 à 0h09

Hier, Marseille a vécu un psychodrame comme il les aime. Les

militaires, appelés à l'aide par le maire Jean-Claude Gaudin, ne sont pas venus dégager les rues encombrées de détritus laissés pêle-mêle par la société de ramassage Bronzo. L'annonce a eu pour premier effet d'étendre la grève à d'autres entreprises de ramassage d'ordures de la ville. Puis, en fin d'après-midi, le patron de Bronzo a fini par déclarer qu'il cédait aux revendications des salariés. Hier soir, un accord était signé: il prévoit la mise en service d'une douzième benne dans les XIIIe et XIVe arrondissements de Marseille et une prime de remise à niveau pour le déblayage des ordures. Il aura fallu quatorze jours de conflits à rebondissements pour en arriver là. Depuis le 17 août, dans les quartiers nord, les ordures jonchent les rues. Au total, 3 500 tonnes de détritus se sont amassées sur les trottoirs de la ville. Le différend entre les 46 salariés de la société et la direction portait simplement sur une benne supplémentaire et quatre postes d'éboueur. Vinaigre. Au bout de deux semaines de négociations avortées et de puanteur croissante, la perspective du ramassage par des militaires a jeté de l'huile sur le feu. «Si l'armée intervient, ça va tourner au vinaigre" Pour qu'une solution soit trouvée, le maire ferait mieux de faire pression sur nos patrons plutôt que de jouer les briseurs de grève en envoyant la troupe nettoyer la ville à notre place.» Les éboueurs de la société Bronzo n'avaient pas de mots a

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