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Après-guerre souriant à la Générale.Malgré son échec dans le rachat de Paribas, la banque se sent invincible.

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Publié le 11/10/1999 à 1h07

La Société générale plane à cent milles. Normalement la banque de

Daniel Bouton devrait être au trente-sixième dessous. Fin août, la BNP a soufflé Paribas à la Générale alors que ces deux dernières étaient en passe de concrétiser leur mariage. Le couperet n'est pas passé loin. Si le CECEI (Comité des établissements de crédit) avait admis que la BNP détenait le contrôle de la Générale avec 37%, la banque de Daniel Bouton était cuite. Invincibles. Résultat: la Générale reste indépendante mais seule, à la merci des appétits étrangers. Et pourtant la banque présidée par Daniel Bouton ne s'est jamais sentie aussi forte. Du sommet des tours jumelles de la Défense ­ Bouton règne au 35e étage de la tour Chassagne, tandis que Marc Viennot, président honoraire de la banque a pris ses quartiers au dernier étage de la tour Alicante ­ jusqu'au rez-de-chaussée, les salariés de la Générale se sentent quasiment invincibles. Pendant des mois, direction et syndicats ­ pour des raisons différentes ­ ont fait front commun contre la BNP. Menaçant les pouvoirs publics d'un méga conflit social s'ils persistaient à vouloir marier la Générale à la BNP contre son gré. La Générale a réussi le coup de génie de transformer son échec en victoire. «Les salariés de la Générale ont montré qu'ils savaient se battre, et qu'ils n'étaient pas destinés à servir de plat de résistance, explique Michel Marchet, délégué CGT de la Générale. Alors les prédateurs vont y regarder à deux fois avant de s'aviser de nous av

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