«C'est une grève inutile», avait déclaré jeudi à Londres Jean-Cyril
Spinetta, le PDG d'Air France. C'est devenu une grève reportée. Suite à des négociations dans la nuit de vendredi à samedi avec le patronat, deux des principaux syndicats de personnels navigants, le SNPL (pilotes) et l'Unac (pilotes, hôtesses et stewards) ont décidé de reporter leur mouvement aux 18 et 19 octobre. Une semaine de réflexion afin d'examiner les nouvelles propositions sur les 35 heures qu'exige le personnel des compagnies aériennes françaises.
Contraint et forcé, l'autre puissant syndicat, le SNPNC (hôtesses, stewards) a suivi le changement d'orientation, même s'il est loin d'être d'accord avec ces deux grands camarades. Mais seul, le SNPNC avait peur de faire un peu ridicule. Six syndicats minoritaires ont toutefois maintenu leur mot d'ordre. Entre leur action et le remaniement des plans de vols, quelques perturbations sont à prévoir aujourd'hui et demain (lire encadré).
Dérogatoire. Grève ou pas, les affres de Jean-Cyril Spinetta restent les mêmes. Lui qui a su venir à bout de la grève de 1998 sur les salaires des pilotes, ne semble pas très rassuré. Car, cette fois, il ne s'agit pas d'un conflit d'entreprise mais d'un mouvement national, où toutes les organisations syndicales de navigants (personnel navigant technique et personnel navigant commercial, soit 22 500 personnes en France) sont réunies en intersyndicale pour réclamer le passage aux 35 heures. Ce qui, en l'espèce, constitue une vraie d




