Rendez-vous le 25 octobre. D'ici, pas d'obligation de lever
l'embargo sur la viande britannique. C'est ce qu'a décidé, hier, à Bruxelles, le «groupe européen ad hoc sur les encéphalopathies spongiformes» (la maladie de la vache folle), constitué de seize scientifiques de réputation internationale.
Encore dix jours de réflexion: la décision de s'accorder un tel délai semblerait marquer une première étape plutôt favorable à la France, qui a engagé un bras de fer avec Bruxelles sur la question de la viande britannique. Le groupe ad hoc a été chargé par la Commission d'évaluer la validité des arguments scientifiques avancés par les experts de l'Agence française de sécurité sanitaire (AFSSA), arguments qui ont fondé le refus français de lever l'embargo sur l'importation de boeuf d'outre-Manche. En premier lieu, le groupe doit déterminer si les Français apportent des éléments scientifiques nouveaux sur les risques présentés par la viande britannique.
De toute évidence, après avoir écouté et discuté l'exposé de Dominique Dormont, président du comité d'experts français, et également membre du groupe ad hoc, les scientifiques européens n'ont pas balayé l'éventualité d'une «nouveauté», jugeant au contraire que les 200 pages du dossier français méritaient dix jours d'examen. Ils ont en outre demandé à la Grande-Bretagne de réactualiser d'ici au 25 octobre ces données sur l'incidence de la maladie bovine dans le cheptel britannique. La question est cruciale. Les experts français font valo




