Tokyo de notre correspondante
Carlos Ghosn n'a pas failli à sa réputation. Parachuté chez Nissan en juin, l'ex-numéro 2 de Renault a eu beau répéter que «Nissan n'a pas le choix», il a été nettement plus loin que ce que tout le monde attendait en annonçant hier la fermeture de trois usines d'assemblage et de deux usines de mécanique, toutes au Japon. Bilan: 21 000 emplois vont être supprimés en trois ans, soit 14% des effectifs du groupe. Du jamais-vu au pays de l'emploi à vie. «C'est sans doute la date la plus importante dans l'histoire de Nissan, a admis le président de Nissan, Yoshikazu Hanawa. Le plan va être très difficile à mettre en oeuvre mais il est d'une importance vitale.» Le plan de restructuration du deuxième constructeur automobile nippon se veut drastique. Il pousse la logique libérale jusqu'à prévoir un programme de stock-options pour motiver les dirigeants qui seront jugés «aux résultats». «Nissan n'est pas en bon état et ne cesse de perdre des parts de marché dans le monde», a insisté Ghosn. Depuis 1991, ses ventes ont diminué de 600 000 véhicules. L'équivalent des ventes de Volvo! Le patron opérationnel a donc pris le taureau par les cornes. Le «plan de renouveau» prévoit de réduire les coûts de 50 milliards de francs d'ici à 2002. A la clé: le retour aux bénéfices dès l'an prochain.
Production réduite. Pour ce faire, les énormes capacités de production excédentaires de Nissan vont être réduites de 30%. Elles seront ramenées à 1,65 million de véhicules, co




