Menu
Libération

La fusion Elf-Totalfina fait tiquer bruxelles.La Commission demande des aménagements au projet.

Réservé aux abonnés

Publié le 01/12/1999 à 2h13

Bruxelles correspondance

Elf et TotalFina vont sans doute être obligés d'ajouter quelques clauses douloureuses à leur contrat de mariage pour obtenir le feu vert de la Commission européenne. Selon nos informations, celle-ci leur a envoyé vendredi une «communication des griefs», dans laquelle elle expose en détail les problèmes rencontrés. «Nous avons des doutes sérieux sur certains aspects de la fusion», confie à Libération un responsable communautaire. Après deux mois d'enquête, Bruxelles est persuadé que le rapprochement, dans les conditions actuelles, risque de coûter cher au grand public. «Il faut éviter aux consommateurs d'être victimes d'une opération qui aurait pour effet direct de créer une position dominante de TotalFina-Elf pour la vente de carburants sur autoroutes et pour la vente de GPL. Et, dans la mesure où Elf et TotalFina domineraient le marché de gros et contrôleraient la logistique, cela pourrait remettre en cause la présence des grandes surfaces sur le marché de la vente au détail du carburant», avertit cette même source.

Position dominante. Le plus gros problème concerne la vente de carburants, hors réseaux, par les raffineurs aux gros utilisateurs (industries, groupes de transports) et, surtout, aux revendeurs au détail (grandes surfaces, négociants, pétroliers indépendants). La nouvelle entité maîtriserait en effet plus de la moitié de la capacité de raffinage et de transport par oléoducs des produits pétroliers en France. Ce qui lui permettrait de cont

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique