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Interview

Jean Peyrelevade, PDG du Lyonnais, propose une réforme des OPE: «Vous Etes hostiles? alors, payez cash!»

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Publié le 06/12/1999 à 2h09

Le patron du Crédit Lyonnais, Jean Peyrelevade, n'est pas à un éclat

près. Très critique sur la manière dont se sont déroulées en France les dernières batailles boursières, et notamment l'affaire BNP-Paribas-Société générale, Jean Peyrelevade s'en prend cette fois au système des offres publiques. A quelques semaines du dépôt d'un projet de loi sur les nouvelles régulations (lire ci-contre) censé intégrer quelques dispositions sur les OPA-OPE, Jean Peyrelevade s'élève contre la technique des offres d'échange de titres qui, selon lui, revient à faire marcher la planche à billets.

Quelles leçons tirez-vous des dernières opérations de concentration? N'êtes-vous pas effrayé par la frénésie qui les caractérise?

Je ne remets pas en cause le processus de concentration mais je suis préoccupé par les formes qu'il prend. Pour les autorités ou les opinions publiques, le critère de nationalité de l'entreprise initiatrice d'un rapprochement est devenu très sensible. Je le comprends, mais ce n'est pas le point principal. On ne peut pas vouloir le renforcement de l'Europe et rejeter par principe des rapprochements transfrontaliers. Evidemment, le fait que le statut de société européenne n'existe toujours pas, après vingt ans de discussion, ne facilite pas les choses. Dès lors, le choix du siège social de la nouvelle entreprise fusionnée devient crucial, puisqu'il commande le droit social et la fiscalité applicables.

Le vrai critère me paraît être le caractère amical ou hostile du rapprochemen

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