Le dossier de l'ouverture du ciel corse à la concurrence est clos.
D'ailleurs, c'est comme s'il n'avait jamais existé. Les salariés de la Compagnie Corse Méditerranée (CCM) qui bloquaient le ciel de l'île depuis 24 heures vont pouvoir reprendre leurs activités comme par le passé. Hier, en fin d'après-midi, le conseil exécutif corse a fait savoir en substance qu'il n'était plus question d'introduire de la concurrence dans le ciel de la Corse et que l'éventualité d'un nouvel opérateur appelé Air Littoral était définitivement enterrée.
Intenses pressions. Vendredi, l'Assemblée territoriale, qui devait voter l'attribution des liaisons entre la Corse et le continent à Air Littoral, filiale de Swissair, se contentera d'examiner un rapport du conseil expliquant que l'appel d'offres sur le transport aérien en Corse n'a plus lieu d'être. Après trois semaines d'intenses pressions organisées dans l'île par les 400 salariés de la CCM et d'Air France, relayés par les élus et divers responsables locaux, après des «kidnappings» d'avions d'Air Littoral sur les pistes de l'aéroport d'Ajaccio et un blocus aérien de mauvais augure, l'île s'est mise en congé des exigences de la réglementation.
Nul doute que les autorités de l'île n'auraient pas pu prendre la décision d'abandonner ce dossier si elles n'y avaient pas été autorisées par les pouvoirs publics français. «Tout le monde pourra venir en Corse, sauf ceux qui ne peuvent pas», ironisait hier un responsable politique. Comme la CCM conservera




