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Libération

Les rumeurs qui font flamber Bouygues. Les convoitises prêtées à Deutsche Telekom ont fait bondir l'action de 15% hier.

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Publié le 22/12/1999 à 2h21

Le titre Bouygues profite de toutes les rumeurs avec bonheur: hier

l'action a progressé de 15% à 554,50 euros, après que le Financial Times a révélé que Deutsche Telekom aurait fait une offre ­ ou serait prêt à la faire ­ pour s'emparer de Bouygues Telecom. Selon le quotidien britannique, Ron Sommer, le président du directoire du groupe allemand Deutsche Telekom, et Martin Bouygues auraient eu des discussions à ce sujet, entamées depuis fort longtemps. Le groupe Bouygues, comme Deutsche Telekom, a refusé hier tout commentaire. Pourtant, le Financial Times n'y va pas de main morte et explique que Deutsche Telekom pourrait envisager une offre hostile si Bouygues refusait de discuter de la vente de ses activités télécoms. En gros, l'affaire se présenterait de la façon suivante: si Martin Bouygues refuse la proposition de rachat de sa filiale téléphonie (qu'il contrôle à 54%) par l'opérateur allemand, ce dernier lui promet d'exercer une pression suffisante en le menaçant de lancer une OPA parfaitement inamicale pour le faire craquer. Une offre hostile devrait porter sur l'intégralité du groupe Bouygues, puisque Bouygues Telecom n'est pas coté.

Si cela est vrai, Martin Bouygues se trouve aujourd'hui dans une position plutôt inconfortable. Même si son titre s'est encore envolé hier, et totalise une progression de 215% depuis le 1er janvier 1999. Certes, l'agitation dans le secteur des télécoms en Europe, relancée par l'offensive Vodafone-Mannesmann, entretient ces rumeurs récurrente

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