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Bouygues leur amour. Deutsche Telekom reluque la téléphonie. Et Arnault annonce détenir désormais plus de 10% du capital.

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Publié le 23/12/1999 à 2h14

Il n'y a plus jamais de trêve dans la maison Bouygues. Ni Noël, ni

an 2000. Mais Halloween tous les jours. Le groupe de services continue inlassablement de se défendre de tous ceux qui, dans la plus grande bienveillance, bien sûr, viennent s'inviter à sa table. Il y a eu Vincent Bolloré, puis François Pinault, et aussi Albert Frère puis Bernard Arnault" Au terme d'une année boursière mirobolante, où l'action Bouygues a pulvérisé tous les records de hausse (+215% depuis le 1er janvier 1999) sous l'effet de rumeurs en tout genre sur d'hypothétiques OPA hostiles, voilà que le groupe est une fois de plus l'objet de désirs intenses et croisés. En l'espace de deux jours, on apprend d'abord que Deutsche Telekom s'apprête à fondre sur le groupe, puis que Bernard Arnault s'impose dans le capital.

Ron Summer se venge. L'Allemand d'abord. Il y a six semaines, il a fait une offre pour racheter Bouygues Télécom. Faute de réponse positive du PDG de Bouygues, Ron Sommer, le président du groupe allemand de téléphonie, est carrément venu à Paris hier matin, histoire d'excercer la pression nécessaire pour sceller cette alliance. Qui a-t-il rencontré? Des responsables de Bouygues, c'est certain, mais peut-être aussi les représentants des grands actionnaires du groupe, puisque mardi 21 décembre était un jour de conseil d'administration. Ron Sommer se serait montré menaçant" jusqu'à suggérer qu'il pourrait lancer une OPA hostile sur l'ensemble du groupe frrançais, si Martin Bouygues résistait tro

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