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A 8 jours de l'AN 2000. De la circoncision de Jésus.

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Publié le 24/12/1999 à 2h19

Il y a 2 000 ans, selon les Evangiles, un enfant nommé Jésus

naissait à Bethléem. Huit jours plus tard, comme tout bon petit juif, il était circoncis, raconte saint Luc, dont les versets mentionnant cette fête sont encore lus lors des messes du 1er janvier. L'iconographie chrétienne a abondamment représenté la scène. Quelques prépuces réputés christiques sont conservés en relique, et, longtemps, le calendrier des Postes qui ornait les cuisines françaises a porté, à la date du 1er janvier, l'indication «Circonc.», rappel de la judaïté de celui que les catholiques considèrent comme le fils de Dieu.

Mais les calendriers ne sont pas gravés dans la pierre. Depuis que l'homme compte les jours, en se référant à la lune puis au soleil, les calendriers ont connu de nombreuses réformes, pour aboutir à celui en usage aujourd'hui, héritier du calendrier romain fixé en 45 avant notre ère, remanié par le pape Grégoire XIII en 1582, revu enfin en 1969 par le Vatican, qui édicte les principales fêtes catholiques.

Cette ultime révision a bouleversé Marcel Guis, plus de 80 printemps et quarante ans d'engagement en faveur de l'entente entre juifs, chrétiens et musulmans, à la tête de l'association En marche vers l'harmonie: le Vatican a décidé que le 1er janvier ne serait plus la fête de la circoncision, mais celle de sainte Marie, mère de Dieu.

A coups de lettres au Vatican et au Grand Rabbinat de France, dont il obtient le soutien moral, cet ancien graveur aux allures de titi parisien va remuer

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