Louis Gallois sera-t-il l'homme du changement à la SNCF?
L'imprévisible restant toujours probable dans la grande maison, il serait imprudent de répondre dès aujourd'hui par l'affirmative. Mais lui commence à y croire. Après deux années d'une présidence modeste, le PDG se montre aujourd'hui plus offensif. En dépit de la tempête, qui a ravagé le réseau, et des pertes financières. Bond sémantique. «De 1997 à 1999, nous avons remis l'entreprise sur la voie du développement, a-t-il déclaré hier à l'occasion de la présentation de ses voeux à la presse. Dans une deuxième étape, nous voulons construire du neuf, multiplier par deux le volume de fret et faire progresser de 10% le trafic passagers dans les trois prochaines années.» Louis Gallois, qui pèse d'ordinaire chacun de ses mots de peur de se faire épingler par les syndicats, a fait hier un bond sémantique majeur: «La SNCF doit changer dans ses modes de production et ses modes de fonctionnement.» Concrètement, l'entreprise sera pilotée par «activité»: les grandes lignes, le fret, la région Ile-de-France seront autant d'entités gérées de manière autonome. Avec des objectifs et des résultats comme dans les vraies entreprises.
En attendant, il y a une chose qui ne change pas à la SNCF, c'est qu'elle perd toujours de l'argent. Et même si l'entreprise se rapproche de l'équilibre financier, elle ne parvient pas à s'y tenir. Elle s'était pourtant engagé en 1997 (lors de la grande réforme de la SNCF qui l'a très largement désendettée) à




