A l'exception du Japon, le tableau d'ensemble de l'économie mondiale
est au beau fixe. Réunis samedi à Tokyo, les ministres des Finances des pays du G7 (les sept principales puissances économiques mondiales) se sont chaleureusement félicités de ce résultat: «Nous percevons une amélioration des perspectives de croissance non inflationniste, tant pour les principales économies que pour l'économie mondiale.»
Néanmoins, tout en saluant le dynamisme de la reprise en Europe, le G7 est resté prudent sur la zone euro où, «avec un taux de chômage ["] encore élevé dans de nombreux pays», des «changements structurels importants propres à renforcer la croissance économiques» doivent encore être mis en oeuvre. Les Etats-Unis eux-mêmes n'ont pas échappé aux critiques. Le communiqué fait référence à l'insuffisance de l'épargne privée américaine. Les Européens et les Japonais disent depuis longtemps que la croissance américaine bénéficie de l'afflux de l'épargne mondiale, ce qui permet aux Etats-Unis de vivre au-dessus de leurs moyens. Le communiqué précise que les Etats-Unis doivent viser «un accroissement de l'épargne nationale». «J'ai été frappé par cette mention qui prouve qu'il y a un diagnostic qui nous est commun, a déclaré le gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet. Nos amis américains ont un travail à faire pour corriger ce déséquilibre.»
Pas de mention, par contre, des marchés boursiers. «Le G7 ne discute que de politique économique et de fondamentaux», a déclaré Lawre




