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Fronde d'actionnaires chez André. Deux investisseurs contestent la gestion du président du groupe.

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Publié le 15/02/2000 à 22h16

Jean-Louis Descours résistera-t-il aux hostilités déclarées entre

les actionnaires du Groupe André? Le président du conseil de surveillance du chausseur français, âgé aujourd'hui de 84 ans, s'inquiète de savoir comment il conservera le pouvoir dans sa maison après l'assemblée générale du groupe prévue le 29 février. Car, ce jour-là, deux de ses actionnaires minoritaires (le financier new-yorkais Guy Wiser-Pratte, et le fonds d'investissement britannique NR Atticus présidé par Nathaniel de Rothschild) ont bien l'intention de faire entendre leurs voix et de s'opposer à la gestion de Jean-Louis Descours et du directeur général Jean-Claude Sarazin. Depuis plusieurs mois, ces contestataires ont fourbi leurs armes, tout en se renforçant dans le capital du groupe (8,5% du capital pour Wiser-Pratte et 20,3% pour Atticus). En bons adeptes anglo-saxons du «corporate governance» ou gouvernement d'entreprise, les deux investisseurs exigent d'être représentés au conseil de surveillance d'André. Deux administrateurs pour Wiser-Pratte, quatre pour Atticus, histoire depeser sur la stratégie du groupe, et pourquoi pas, provoquer un changement de majorité au sein du conseil, qui serait forcement fatal pour la direction d'André et pour Jean-Louis Descours. Chacun de leur côté, ils reprochent tout ou presque à la direction actuelle: le groupe ne serait pas assez offensif et surtout pas assez rentable. «Ils se sont endormis», a déclaré la semaine dernière au Wall Street Journal Guy Wiser-Pratte,

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