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Interview

Tim Barraket, directeur d'Atticus qui possède 32,7% du groupe: «Les dirigeants d'André nous ont menti»

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Publié le 25/02/2000 à 22h37

Le fonds d'investissement britannique NR Atticus, qui détient 32,7%

du capital de Groupe André, s'indigne du report de l'assemblée générale de la société du 29 février au 30 avril. Pour le premier assaillant du chausseur français ­ avec le fonds new-yorkais Guy Wyser-Pratte ­, les méthodes de la direction d'André relèvent des temps anciens du capitalisme: absence totale de transparence et d'information des actionnaires; dirigeants préoccupés avant tout par la défense de leurs intérêts. Le tribunal de commerce de Paris doit rendre ce matin son avis sur le référé intenté par Atticus pour faire annuler le report de l'assemblée. Tim Barraket, le président du fonds britannique, fait savoir à Groupe André qu'il est «là pour longtemps».

Pourquoi, selon vous, les dirigeants d'André ont-ils demandé ­ et obtenu ­ le report de l'assemblée générale?

Parce qu'ils ont peur de perdre le pouvoir. Ces gens-là ont compris qu'ils allaient perdre la majorité en assemblée générale et que nous avions toutes les chances d'obtenir ce que nous demandons dans les résolutions que nous avons déposées, c'est-à-dire la nomination de quatre administrateurs au conseil de surveillance d'André. C'est après avoir additionné nos blocs de titres et ceux des autres actionnaires, après avoir fait le tour des banques et des investisseurs pour mesurer le rapport de force, que Jean-Louis Descours et Jean-Claude Sarazin (respectivement président du conseil de surveillance et président du directoire de Groupe André, ndlr

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